First steps in the game of GO

Go game was born in China more than 4000 years ago, then developed in Japan in the 16th centurye century. Long reserved for court people, it spread into Japanese society through private schools until 1600, and became a compulsory discipline for warlords.

Seemingly very simple, played only with a wooden grid board (called a goban) and white and black stones, go has an inexhaustible richness.

We will now discover step by step the rules of this game through many examples and exercises.

The rules of the go game:

As explained above, the game of go is played by two people on a goban, a grid board generally 19 lines by 19 lines, where each player places a stone in turn on one of the free intersections of the goban. It's the black player who starts.

Le but du jeu de go est pour chaque joueur le même : avoir plus de points que son adversaire.

Il y a pour cela deux manières de gagner des points au jeu de go :

  • Capturing stones
  • Create territories

1. Capturing stones

Au jeu de go, il est possible de capturer des pierres adverses en les entourant. Pour cela, on prive le groupe de pierres adverses de ce qu’on appelle ses  « libertés ». A la fin de la partie, chaque pierre récupérée rapporte un point.

Ainsi, avant de parler de la capture de pierres, il convient de comprendre la notion de « libertés ».

Comme on peut le voir ci-dessous, d’une pierre isolée posée sur le goban partent quatre traits, entourés ici par des cercles. Ces traits correspondent aux « libertés » de la pierre noire.

Pos1.jpg

Au cours d’une partie, il peut arriver que deux ou plusieurs pierres d’une même couleur partagent une même liberté, comme sur la figure ci-dessous. On parle alors de groupe de pierres. D’un groupe de pierres part, comme pour une pierre isolée, un certain nombre de traits : ce sont les libertés du groupe de pierres.

Pos2.jpg

For example, in the figure above, the group of stones has 7 freedoms, highlighted by the 7 circles.

Try on the next exercise to guess the number of freedoms of the 9 groups present on the goban, then check with the solution if your idea is the right one for each group.

Exercice :

Pos3.jpg

Solution :

The freedoms of each group are marked with a circle, so it is sufficient to count them.

Pos4.jpg

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We will now focus on the stone capture.

Let's place ourselves in case the white player wants to capture a group of black stones. To do this, he simply puts a white stone on each of the freedoms of the group of black stones. When a stone or group of stones is captured by a player, that player removes these stones from the goban and keeps them in front of him. When the game is over, he will earn a number of points equal to the number of stones he has captured.

Dans le diagramme 1 suivant, le groupe de pierres noires ne possède plus qu’une liberté, symbolisée par la croix. On dit qu’il est en « atari » ! Si le joueur blanc pose une pierre à cet endroit, il capture les pierres noires. Il retire alors les pierres du goban et les place devant lui pour arriver à la position du diagramme 2.

Diagram 1:

Pos5.jpg

Diagramme 2 :

Pos6.jpg

Notion de suicide :

The suicide to go rule tells us that:  a stone not to be placed in a place that would cause its own capture, unless that stone allows the capture of other stones.

Here is an example for a better understanding.

In the following diagram, the cross is the last freedom of the group formed by the three white stones, and it is not the last freedom of the group of black stones. Thus, by placing a stone there, the white player cannot capture the black stones and causes the white stone group to capture itself. So this move is not possible for the white player.

Pos7.jpg

Par contre dans le diagramme suivant, le joueur blanc peut poser sa pierre sur la croix, car même si cet endroit correspond à la dernière liberté du groupe des trois pierres blanches, cette pierre blanche posée permet également de recouvrir la dernière liberté du groupe de pierres noires et donc de le capturer.

Pos8.jpg

Notion de vie d’un groupe :

Un groupe est dit « vivant » s’il ne peut pas être capturé.

Let's look at the following diagram:

Pos9.jpg

If the white player placed a stone on one of the two crosses, the freedoms of that stone would be covered by black stones and that stone would not allow all the freedoms of the group to be covered by black stones (one remains on the other cross). This move is therefore not possible for the white player. The group of black stones cannot therefore be captured: it is alive ! It is said here that this group has "two eyes", symbolized by the two crosses. If a player can "make two eyes" with his group, it is said alive.

Notion de vie par « seki » :

The word seki is a Japanese word meaning "mutual life". It allows you to define a state where two groups of stones of different colors share freedoms that neither of the two players wants to fill under penalty of having their group of stones captured.

Example:

Pos28.jpg

In this example, the three white stones and the four black stones in the corner share two freedoms, symbolized by a cross. Suppose it is the black player who plays and places a stone on one of these crosses, then his group of stones has only one freedom (symbolized by the cross below):

Pos29.jpg

On the next move, the white player can then place a stone on the cross to capture the 5 black stones. It is therefore not recommended for the black player to play this type of move!

De même dans la position initiale, si le joueur blanc joue une pierre sur l’une des croix, le joueur noir peut capturer les pierres blanches au coup suivant. Aucun des deux joueurs n’a donc intérêt à jouer sur l’une des croix dans la position initiale ! Cette position est donc dite « seki ». Un groupe en position de « seki » est alive as well!

Thus, a group of stones can be alive if the player can make two eyes with this group or if it is in a seki position!

A quick comment on the seki:

Seki positions are not worth any points in Japanese rules.

 

To better immerse yourself in the concept of stone capture, you can do the following exercise. For each group of black stones on the goban, try to mentally capture it with white stones. You can play as many stones as you want (black does not play), but play them one by one. Donc faites attention, l’ordre des coups peut être important !

Exercice :

Pos10.jpg

Solution :

For each group of black stones, it is important first to play on the external freedoms (marked by crosses on each group of black stones) before playing on the internal freedoms (marked by circles) because if one of the external freedoms is not covered by a white stone, it is impossible to cover all the freedoms of the group of black stones or risk going against the rule of suicide (see the previous example).

Il suffit donc pour chacun des groupes de pierres noires de recouvrir de pierres blanches les intersections marquées par des croix et des cercles pour les capturer, en recouvrant d’abord les croix puis les cercles.

Pos11.jpg

Il y a cependant ici une exception pour le groupe à gauche sur le bord inférieur. En effet pour ce groupe de pierres noires, le joueur blanc doit d’abord placer une pierre blanche sur une des libertés intérieures du groupe, celle du milieu. Regardons plus en détail pourquoi !

Pos12.jpg

Dans le diagramme ci-dessus, le joueur blanc est venu recouvrir tout d’abord les libertés extérieures du groupe de pierres noires (symbolisées par des croix dans la solution de l’exercice). Certes, dans l’exercice, le joueur noir n’est pas supposé jouer, mais imaginons qu’il n’ait le droit de jouer qu’un seul coup et que blanc joue toujours autant de coup qu’il le souhaite, il suffit alors au joueur noir de placer une pierre sur la cercle du milieu pour donner deux yeux à son groupe de pierres, comme sur le diagramme ci-dessous :

Pos13.jpg

The white player can no longer play on the intersections marked by circles, so the group of black stones is alive. Supposons maintenant que ce soit blanc qui ait joué à cet endroit, comme sur le diagramme suivant :

Pos14.jpg

Il peut ensuite choisir de jouer sur l’une des deux intersections symbolisées par un cercle, le joueur noir pouvant ensuite jouer sur l’autre intersection pour capturer les deux pierres blanches. Le joueur blanc peut alors capturer le groupe de pierres noires en jouant sur ses libertés intérieures car maintenant, ce groupe de pierres noires n’a qu’un œil !

On appelle le point au milieu des libertés intérieures du groupe de pierres noires le « point vital » du groupe, car si le joueur noir joue sur ce point, son groupe est vivant mais si le joueur blanc y joue, il menace la vie du groupe de pierres noires.

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Commencez vous à mieux comprendre la capture de pierres et la notion de groupe de pierres ? Si non, ne baissez pas les bras, ces notions s’acquerront en jouant. Passons maintenant à la notion de territoire.

2. Créer des zones de territoire :

Au jeu de go, il est très souvent bien plus facile d’entourer des zones de territoire que de capturer des pierres. Mais comment faire ? C’est simple, il suffit avec ses pierres d’entourer une zone du goban. Une zone du goban entourée, appelée territoire, va rapporter en fin de partie un nombre de points égal au nombre d’intersections vides à l’intérieur, si le groupe de pierres l’entourant est bien vivant. Le bord du goban peut aider car il fait office de « mur ». Ainsi dans l’exemple suivant, chaque zone de territoire entourée rapporte 9 points au joueur noir, autant que d’intersections marquées par des croix.

Pos17.jpg

Try the following exercise to determine the number of points in each of the 6 black territories, then check with the solution to see if your answer is correct.

Exercice :

Pos15.jpg

Solution:

It is enough for each territory to count its number of inner crosses to have the solution.

Pos16.jpg

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Lors d’une partie de go, il arrive que des pierres adverses soient présentes dans le territoire que vous avez construit. Comment compter le nombre de points de ce territoire en fin de partie ? C’est assez simple aussi, si le groupe de pierres adverses n’est pas vivant, ces pierres sont considérées comme capturées. Elles sont alors retirées du goban et mises avec vos autres captures. Si à l’inverse le groupe est vivant, le territoire n’en est en fait pas un !

Voici deux exemples :

Exemple 1 :

In this example, it is the end of the game and the white stones in the black territory are not alive, so they are removed and placed with the rest of the stones captured by the black player. This territory therefore gives the black player 10 points plus 3 stones captured, or 13 points.

Pos18.jpg

Exemple 2 :

Sur cet exemple, c’est la fin de la partie, et les pierres blanches sont vivantes (elles ont deux yeux symbolisés par les deux croix), le territoire de noir n’en est en fait pas un, les intersections vides sont ni blanche, ni noir : on appelle de telles intersections « dame » (prononcer damé).

Pos19.jpg

On the other hand, on the following diagram, the black player has built a territory that gives him 10 points.

Pos20.jpg

Try in these exercises to determine the number of points of each black territory, then check with the solution if your idea is the right one.

Exercice :

Pos21.jpg

Solution :

We will proceed territory by territory here.

Territoire 1 :

For the territory to the left on the upper edge, the group of white stones cannot make two eyes and is not in a seki position, so it is not alive. So these three stones are removed from the goban and placed with the black player's prisoners.

On obtient la forme suivante :

Pos22.jpg

By counting the number of crosses, we obtain 11 points, to which we add the three captured stones. This territory is therefore worth a total of 14 points.

Territoire 2 :

For the territory on the middle of the left edge, the group of white stones has two eyes, so it is alive. This territory is therefore not a territory for the black player.

Territoire 3 :

For the territory in the middle of the lower edge, the white stones are disjointed and not alive, so they are captured. The black player removes them from the goban and adds them to his captured stones. Counting the empty intersections, we obtain a number of points of 13, to which we add the 3 stones captured. This territory is therefore worth a total of 16 points.

Territoire 4 :

For the territory to the right on the lower edge, the white stones do not have two eyes. In the same way, the black player removes them from the goban and adds them to his captured stones. We count the number of empty intersections: 10. To these 10 points, we add the 5 captured stones. This territory is therefore worth a total of 15 points.

Territoire 5 :

For the central territory, 4 white stones are present and are not alive. After removing them, the number of empty intersections is 14. This territory is therefore worth a total of 18 points.

Territoire 6 :

For the territory on the right on the upper edge, there is a group of white stones here. At first glance, this group does not have two distinct eyes. Yet this group is alive and well. To understand this, let's look at the following position where the black player tries to capture this group of white stones:

Pos23.jpg

Le joueur noir a déjà rempli les libertés extérieures du groupe blanc avec des pierres noires. Pour capturer le groupe de pierres blanches, il faudrait qu’il joue sur l’une des deux croix (les deux autres intersections n’ont aucun effet sur le joueur blanc, celui-ci peut les ignorer jusqu’à ce que le joueur noir pose une pierre sur l’une des deux croix). Mais si le joueur noir fait ainsi, le joueur blanc va jouer automatiquement sur l’autre croix et former deux yeux comme sur le diagramme suivant :

Pos24.jpg

The black player cannot then place a stone on one of the two crosses because this would be against the rule of suicide (his stone or stones would automatically be captured).

In this example, no matter what intersection inside the white stone group the black player places his stone on, the white player will always have the option of placing a stone on one of the two crosses and creating two eyes. So this group is alive.

Pour revenir au territoire de l’exercice, le joueur noir ne fait donc ici que quatre points, symbolisé par les quatre croix sur le diagramme ci-dessous :

Pos25.jpg

This territory is therefore worth 4 points in total.

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3. Deux dernières règles :

Here are two last rules to the go game, and a brief summary of what we saw together.

Rule 1, or "ko" rule:

A player may not play a stone that returns to a position on the goban already encountered.

To illustrate this rule, in the following example, when the black player plays on the cross, he captures the white stone.

Pos26.jpg

On obtient alors la position suivante :

Pos27.jpg

Then the white player could capture the black stone in the same way by playing on the square, but that would be returning to the position already encountered before, so the white player must play elsewhere. Then, if the black player also plays elsewhere on the goban, the white player can then play on the square and capture the black stone. This particular position is referred to in Japanese as "ko".

Règle 2 :

At any time during his turn, a player can decide to pass, he then does not lay a stone (he passes his turn) and it is his opponent's turn to play. If he chooses to pass, the game is over. Of course, the opposing player can continue to play and in this case, the game continues until both players pass one after the other.

Lorsque la partie est finie, chaque joueur additionne les points donnés par ses territoires et ses prisonniers. Le joueur blanc a droit à des points en plus, le « komi », pour compenser le désavantage de ne pas commencer la partie. Généralement, le komi s’élève à 7,5 point (le demi-point permet d’éviter les égalités). Cette méthode de comptage est la méthode japonaise.

Summary:

Résumons maintenant les règles du jeu de go :

  • The game is played on a 19-line by 19-line grid board, called a goban.
  • There is one player with black stones, the other with white stones. Each takes turns placing a stone on a free intersection of the goban, respecting the rules of the suicid and of ko, or pass.
  • The goal of the game is to have, when the game ends, more points than your opponent, by building territories and capturing enemy stones.
  • A group of stones of one color is captured when all its freedoms are covered by stones of the other color.
  • The game ends when both players pass. The players then count their points, the white player adding the komi (7.5 points) to his point total. The one with the most points wins the game.

Vous connaissez maintenant les règles et notions de base du jeu de go, à vous de jouer !

 

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